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AVT_Elena-Ferrante_1499

 

Elena Ferrante serait une traductrice romaine d'une soixantaine d'années, Anita Rajasuite à une minutieuse enquête de Claudio Gatti, un journaliste qui n'a pas travaillé sur le style ou l'univers narratif de l'écrivaine mais... sur des données fiscales et immobilières. (Les Echos.fr)

Après une vingtaine d'années d'anonymat, l'écrivaine aurait donc été démasquée !

Le procédé est quelque peu douteux car ce serait s'immiscer dans la vie privée !

" La mère de Rino s'appelle Raffaella Cerullo, mais tout le monde l'a toujours appelée Lina. Pas moi :  je n'ai jamais utilisé ni ce premier ni ce deuxième prénom. Depuis plus de soixante ans, pour moi elle est Lila. Si je l'appelais Lina ou Raffaella, comme ça, d'un coup elle penserait que notre amitié est finie. Cela fait au moins trois décennies qu'elle me répète vouloir disparaître sans laisser de trace, et il n'y a que moi qui sache vraiment ce qu'elle veut dire. Elle n'a jamais eu à l'esprit une quelconque fugue, un changement d'identité, ou rêvé de refaire sa vie ailleurs. Et elle n'a jamais pensé au suicide,........., son intention a toujours été différente : Elle voulait se volatiliser, disperser chacune de ses cellules, et qu'on ne retrouve plus rien d'elle. "

Ce serait aussi mon intention mais cela .... est une autre histoire !

J'ai commencé la lecture de cette série avec bien du retard sur d'autres lecteurs et lectrices, un peu méfiant de son succès planétaire, en particulier au Royaume-Uni et aux Etas-Unis, et quelque peu déçu par une première approche, la lecture de " Les jours de mon abandon " (2002).

Une amie m'ayant prêté les trois premiers tomes en poche, c'était l'occasion de !

J'ai eu du mal à démarrer l'histoire, perdu dans cette foule de personnages (mentionnés certes dans l'index du début et de leur appartenance aux familles concernées). L'écrivaine a l'art de conteuse plus que le style ! Il faut avoir une imagination dingue pour susciter l'intérêt du lecteur en le faisant témoin de la vie de Elena et de Lina fillettes dans les années cinquante habitant un quartier pauvre de Naples. Petites filles puis adolescentes, le parcours banal entre études, garçons, émois, troubles, colères, joies, discordes, émancipation .... ! Et je me suis laissé avoir .... à tourner les pages sans avoir trop envie d'interrompre ma lecture !

Agilité de l'écriture, au plus proche du petit peuple napolitain, livre populaire plus que d'auteur peut-être, aurait-il eu le même succès si de mystère d'auteur, il n'y eut pas !

Je ne vais pas bouder mon plaisir, en route pour le second tome !