Entre Deux Eaux

21 janvier 2020

22 heures - Dernière promenade Kenia !

Le brouillard s'est installé !

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" Attachement féroce " de Vivian Gornick

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Dans "La Femme à part", l'écrivaine, adulte et mature, évoquait ses déambulations, ses promenades, ses rencontres, dans les rues de New York, cette proximité faisait vivre la ville et elle se définissait au travers de ses errances.

Dans "Attachement féroce", écrit bien des années plus tôt en 1987 mais publié en français que tout récemment, nous retrouvons les rues de New York mais dans un passé plus lointain, celui où la jeune fille partageait encore la vie de sa mère.

Relation conflictuelle, d'amour et de haine, la proximité des voisins, du quartier mais aussi des promenades dans la ville et il me semble que j'ai été moins attentif à cette lecture qu'à l'autre.

Il n'en demeure que Vivian Cornick est une femme avec laquelle on aimerait s'asseoir dans un café et échanger des tas de propos sur tout et n'importe quoi !

Sa manière d'écrire nous la rend proche, familière dans le beau sens du terme, une simplicité de bon aloi (comme l'a dit le général de Gaulle à propos de Bardot au grand dam de tante Yvonne très coincée !), ce qui fait d'elle une icône aux Etats-Unis parce qu' il y a des gens, comme ça !, par leur manière d'être, de se comporter, qui influent malgré eux sur les vies d'autrui, deviennent des références, des supports et qu'ils essaiment des idées qui portent les nôtres ! On se sent moins seul !

" J'ai huit ans. Ma mère et moi sortons de chez nous au premier étage. Devant la porte ouverte de l'appartement voisin, Mrs Drucker fume une cigarette. Ma mère ferme à clé et lui lance :"Qu'est-ce que vous fabriquez ici ?". Mrs Drucker désigne son logement en rejetant la tête en arrière. "Il veut me baiser. Je lui ai dit d'aller prendre une douche avant de me toucher." Je sais qu' "il" est son mari. " Il " c'est toujours le mari. "Pourquoi ? Il est si sale ?" demande ma mère. "Moi, je le trouve sale", répond Mrs Drucker. "Drucker, vous êtes une putain", lance ma mère. Mrs Drucker hausse une épaule. "Peut-être, mais j'ai pas le droit de prendre le métro", rétorque-t-elle. Dans le Bronx "prendre le métro" était un euphémisme pour "travailler ".

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Linkebeek

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20 janvier 2020

Janvier

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" Le Repos du guerrier " de Christiane Rochefort

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Le livre qui a inspiré à Roger Vadim en 1962 le film qu'il tourna avec Bardot et Robert Hossein.

Christiane Rochefort (1917-1998) se fit connaître au grand public par ce roman.

Elle fut une figure atypique du milieu littéraire à son époque avec son expression excessive, frontale, directe, voire brutale, un langage auquel un lecteur est davantage habitué aujourd'hui.

François Mauriac s'en horrifiera dans son Bloc-Notes. " Succès de scandale d'autant plus que ce langage cru est le fait d'une femme et non d'un homme !

Geneviève est une jeune fille de la bourgeoisie parisienne. En déplacement en province pour une affaire de succession, elle sauve à l'hôtel où elle loge un jeune homme qui vient de faire une tentative de suicide. Ne se sentant pas capable de regagner la capitale sans prendre de ses nouvelles, elle lui rend visite à l'hôpital et tombe sous le charme de Renaud et voit sa vie bouleversée par cet attachement soudain jusqu'à rompre avec son fiancé et s'éloigner de sa mère et de sa meilleure amie.

Renaud se révèle paresseux et alcooolique, profite de cette situation et puise dans les rentrées financières de la jeune femme sans pour autant participer aux dépenses du quotidien !

Jeune fille sage et réservée, il la révèle à sa sexualité et semble nier les sentiments qu'elle éprouve pour lui.

Le quotidien devient un cauchemar pour Geneviève sans pour autant qu'elle n'arrive à se défendre.

Elle se retrouve enceinte en même temps que sa santé se détériore, à bout psychologiquement et physiquement.

Renaud, repenti réel ou non, finira par épouser Geneviève.

" Il ne s'est même pas débattu. Nous nous sommes mariés très vite, dans l'intimité, Alex était mon témoin, André le sien.  Simple formalité. Formalité par laquelle il me conférait le droit de le forcer à vivre, par les moyens de mon choix. Confiance aveugle. "c'est me crever les yeux qu'il faudrait, je te donne le truc". S'il m'eût seulement dit, devant la grille : Eh bien tout compte fait non. J'ai changé d'avis. C'était pour rire - je l'aurais immédiatement ramené à la maison. Immédiatement. Très vite. A cent à l'heure dans les rues, à cent à l'heure.... Mais il voulait, c'est lui qui voulait. La puissance légale dont il m'a munie, c'est lui seul qui en use, comme d'une béquille pour s'aider à aller où il veut aller, comme d'un gendarme pour se faire peur; il s'est nommé un gendarme, lui a donné des ordres, et maintenant il se fait peur avec son gendarme et lui obéit. Il a besoin de cette machinerie, je ne suis qu'un instrument, je joue le rôle qu'il m'a donné. C'est lui qui fait tout, pas moi. Moi je ne fais rien, je n'ai rien fait, ce n'est pas moi, ce n'est pas moi, je le jure. "

 

 

Posté par Denis45 à 21:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


" Retour à Montauk " ARTE

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Réalisateur : Volker Schlöndorff

Acteurs : Stellan Skarsgard, Nina Hoss, Suzanne Wolff, Isi Laborde, Bronagh Gallagher, Malcolm Adams, Mathias Sanders, Niels Arestrup

2017

Adapté du roman de Max Frisch.

Appréciation personnelle : ****

Je ne me souviens pas que ce fim soit sorti sur les écrans !

Véritable film d'auteur plus que commercial !

J'ai eu le besoin de le voir deux fois tellement j'ai eu l'envie de me replonger dans l'intimité de ce New York intellectuel et littéraire (Woody Allen n'est pas loin !) et de ressentir l'atmopshère de Montauk saisie au creux de l'hiver et de la basse saison touristique.

J'ai toujours aimé les stations balnéaires désertées les préférant à la haute saison !

"Montauk" signifie "la fin des terres" en amérindien. C’est l’île qui se trouve au large de la côte américaine et qui s’étend dans l’Atlantique, avec le phare à sa pointe. "On retrouve ce genre d’endroits au Portugal ou en Bretagne. Ce sont des lieux à part où on a le sentiment que la terre s’arrête là. La vie elle-même ne s’arrête pas là, mais on ne peut que revenir sur son passé", confie Volker Schlöndorff. " (Allociné)

Ecrivain allemand, Max revient à New York pour la présentation de son dernier livre et  pour y animer des séances de lecture.

Il y retrouve sa compagne Clara qui travaille dans l'édition et qui l'a précédé pour organiser son séjour mais il est hanté par le souvenir de Rebecca, aujoud'hui avocate, souvenir d'un amour vécu il y a dix-sept ans et qu'il évoque dans ce dernier livre.

Rebecca et Max se retrouvent même si Rebecca est sur la retenue. Entre mélancolie, regrets, tristesse d'un sentiment qu'ils n'ont pas su alimenter à cause des exigences de la vie, exigences qu'ils n'ont pas su exploiter au profit de leur amour.

Max est prêt à tout, à quitter sa compagne, pour que leur histoire revive mais Rebecca a vécu autre chose et le sentiment pour Max, elle le conserve mais se sent incapable de le faire revivre.

Qu'est-ce qui importe dans la vie !? Les choix douloureux qui nous amènent là ou ailleurs .... et ceux que l'on ne fait pas !

Beau casting, le couple d'acteurs en complicité, New York et Montauk habillent joliment le film !

 

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Posté par Denis45 à 09:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 janvier 2020

Lou ....

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Dimanche matin.

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" 1917 " UGC Toison d'Or

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Réalisateur : Sam Mendes

Acteurs : George MacKay, Dean-Charles Chapman, Mark Strong, Andrex Scott, Richard Madden, Claire Dubrucq; Colin Firth, Benedict Cumberbatch

Golden Gloibes 2020 : Meilleur fim dramatique / Meillleur réalisateur

2019

Appréciation personnelle : ***

" Les deux soldats doivent participer à une mission périlleuse les conduisant à passer en territoire ennemi afin de livrer un message vital et de sauver ainsi 1600 soldats " (Allociné)

" 1917 n’a pas été filmé en un seul plan-séquence, mais en plusieurs longues prises qui ont ensuite été montées ensemble pour donner l’impression d’une seule et unique scène. " (Allociné)

Filmé notamment dans le nord de l'Angleterre au lieu du nord de la France où se situe l'action pour des raisons pratiques certainement.

Ce qui nous vaut une scène peu crédible : l'un de soldats emporté par les eaux furieuses d'une rivière déchaînée et tombant dans une chute impressionnante, je n'en connais pas de telles dans le nord de la France !

Les troupes allemandes se sont retirées donnant l'illusion d'abandonner le terrain mais les autorités britanniques apprennent que c'est un leurre et qu'elles se préparent au combat. Urgence donc de prévenir leurs troupes à l'avant du front de ne pas se lancer dans une attaque dévastatrice.

Deux soldats sont assignés à jouer les messagers et à traverser le no man's land pour délivrer leur message.

Réalisation pointue, techniquement particulièrement réussie, immersion au plus près du parcours de ces deux hommes perdus au milieu de nulle part, avec les horreurs rencontrées au cours de leur avancée, cependant au détriment du ressenti humain et j'ai eu cette drôle d'impression d'assister à un jeu vidéo !!

Excellent casting et félicitations aux deux acteurs principaux pour un tournage qui leur fut sans doute très difficle !

 

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Posté par Denis45 à 09:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]