Kubrick (01)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photographe avant d'être cinéaste, Kubrick aimait photographier les gens, connus et anonymes, et "capter l'impression d'un instant unique et précieux". L'exposition rend hommage à son talent avec ses photos réalisées surtout à New York qui ..."constitue un cadre monumental dans lequel se côtoie une multitude de vies particulières et de groupes sociaux". En vedette, notamment Betsy von Furstenberg, aristocrate allemande et actrice, et le boxeur Rocky Graziano.
 
J'ai pris quelques notes en me promenant dans l'exposition, des notes qui évoquent mieux le travail de Kubrick que je ne pourrais le faire moi-même !
 
C'est à l'âge de treize ans, lorsqu'il reçut en cadeau de son père un appareil photographique, que Kubrick se prend de passion pour la photo ce qui l'amène, à la sortie du Collège en 1945, d'entrer au service de la revue new yorkaise Look où il travaillera pandant cinq ans en tant que photographe avant de se lancer dans le cinéma.
 
Kubrick "est fasciné par le regard. La direction du regard fait naître un récit. Le portrait constitue une pause indispensable dans le déroulement d'un reportage. Le récit laisse alors la place à une présence pure. La "calme grandeur" et la "noble simplicité" du quotidien déterminent les prises de vues du jeune photographe. Le portrait - qu'il soit de groupe ou d'enfant - crée une sorte d'intemporalité".
Il tente de "créer un effet cinématographique à l'aide d'images fixes sans pour autant perdre de vue le caractère documentaire de la photo."
 
Kubrick aime prendre des images volées à des anonymes dans la rue, dans le métro, dans n'importe lequel des lieux (une salle d'attente dans un cabinet de dentiste), "capter l'impression d'un instant unique et précieux, l'homme otage de la réalité et victime de ses rêves."
 
C'est effectivement ce que j'aime moi aussi (avec moins de talent que Kubrick !!) en dirigeant mon objectif vers des visages et des silhouettes qui me donnent leur innocence et leur vérité parce qu'ils sont abandonnés à eux-mêmes et non pas mis en scène. C'est par cela  que ces hommes et ces femmes deviennent beaux et uniques et intemporels ! D'un visage à l'autre, d'une attitude à une autre, d'un regard à un autre, le temps glisse, les visages se superposent, les uns et les autres appartiennent à toutes les époques comme une ronde qui n'en finit pas ! Nous sommes tous les uns et les autres !
 
C'est donc une exposition émouvante dans un bel espace, aéré, où les photos, en noir et blanc, sont mises en valeur par le fond blanc des murs.
 
Bel hommage à Stanley Kubrick, le photographe !
 
" Pour réaliser un film tout seul, comme je le faisais avant, il faut en fait n'avoir aucune connaissance sauf en matière de photographie. "
 
Kubrick (02)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kubrick (03)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kubrick (04)