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Réalisateur : Sebastien Lelio.

Acteurs : Rachel Weisz, Rachel McAdams, Alessandro Nivola, Anton Lesser, Allan Corduner, Nicholas Woodeson, David Fleeshman, Bernice Stegers.

Productrice : Rachel Weisz.

Adapté du roman "La désobéissance" de Naomi Alderman.

2017

Appréciation personnelle : ***

En 2017, Sebastien Leilo nous proposait un excellent film "Une femme fantastique" avec l'actrice transgenre Daniela Vega et qui obtenait l'Oscar du Meilleur Film Etranger.

Tout comme le film de Iram Haq, cinéaste norvégienne d'origine pakistanaise dans son film "La Mauvaise réputation", il évoque la douleur, la lourdeur, d'appartenir à une communauté (ici, la communauté juive orthodoxe installée à Londres), où les femmes en particulier ne s'appartiennent pas mais ont un rôle social à jouer, celle de mère de famille, d'épouse dévouée, de "bonne à tout faire" reponsables du quotidien et permettant ainsi d'éviter aux hommes des soucis triviaux, ceux-ci se réservant une place plus noble et plus élevée au sein de la société.

Vie terne et peu flatteuse auxquelles certaines s'adonnent avec résignation et sans révolte, ce pour quoi elles ont été éduquées.

D'autres se sentent prisonnières, percevant que leur personnalité ne peut pas d'épanouir dans un tel environnement rigide et conservateur et quand il s'agit de la différence sexuelle, comment la vivre si ce n'est de quitter la communauté, ou alors se taire et cacher ses sentiments et se marier et jouer le jeu et vivre d'énormes frustrations !

Ronit est partie s'installer à New York où elle est devenue photographe. A la mort de son père, rabbin, elle revient à Londres et se retrouve face à son amour d'adolescente, Esti, laquelle est restée et a épousé leur meilleur ami, Dovid, le futur grand rabbin, pour essayer de taire son attirance pour les femmes.

Leurs sentiments ne demandent qu'à renaître, ce qui donne un très belle scène de sexe, audacieuse et en même temps pudique, nous ne verrons pas les deux actrices nues, rien à voir avec les scènes exhibitionnistes et dérangeantes de "La Vie d'Adèle" (2013) d' Abdellatif Kechiche, et un mari cependant amoureux qui se sent humilié mais qui essaie de comprendre aussi.

Si la fin est un peu bancale, hésitante, le scénario, la mise en scène, l'immersion dans ce milieu conservateur juif - le cinéaste s'est très bien documenté - sont excellents et le film est porté par un trio d'acteurs de haut niveau !

Simplement, sans doute, ai-je ressenti davantage d'émotion dans son film précédent !

Toujours ce plaisir de revoir Rachel Weisz, belle actrice qui sait choisir les films dans lequels elle tourne !

 

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